La noblesse

Art by Gino zhang yuan

La caste guerrière
La caste noble a été créée pour protéger la population des troubles incessants et meurtriers qui sont monnaie courante en cette époque sombre et brutale, en échange de quoi la population lui paye des impôts. Il en résulte que la vocation première de la noblesse est la guerre.

Accéder à la noblesse

Par l'héritage
L’héritage dans les familles nobles se fait de la manière suivante en Halgueronne :
Le premier héritier mâle ou femelle hérite des terres et du titre, tandis que ses cadets n’héritent que du statut de noble. Il est de tradition de placer les cadets dans l’armée ou dans le clergé pour qu’ils se fassent d’eux même un nom.

Par le pistonnage
Il arrive parfois, dans des cas très rarissimes, que les souverains élèvent socialement des connaissances de basse origine en les anoblissant et en leur donnant parfois des postes de confiance. Cependant, ils doivent être prêts à en subir les conséquences ! Rares sont les nobles qui sont prêts à laisser à un va nu-pieds ce qu’ils pensent leur revenir de droit. Il se peut aussi que de grands héros issus du peuple soient tellement populaires et incontestés, que tout le monde sera satisfait de les voir payés de retour.

Par l'achat
Il est possible d'acheter un titre de petite noblesse. Cette procédure doit être accompagnée d'un versement d’une forte somme au trésor public (sorte de rachat de l’impôt, mais une fois pour toutes). On reçoit alors une lettre d’anoblissement de la part du souverain. Cette méthode est un peu mieux vue par la vieille noblesse que le pitonnage, même s'il leur faudra longtemps pour oublier les basses origines du nouveau noble.


Perte de la noblesse

La noblesse se perd de différentes manières :

• sur décision de justice.
• être désavoué (dans un cas de vassalité).
• être frappé de félonie (dans un cas de vassalité).
• par la fuite à l'étranger.
• par le fait d'entrer sans permission du roi au service d'une puissance étrangère.
• par le fait d'être anobli par une puissance étrangère.


Cérémonie de l'hommage

Dans le système féodal, l’hommage est l’établissement ou le renouvellement d'une convention de vassalité qui interdit toute rivalité entre deux nobles. La cérémonie prouve publiquement l'existence d'une relation de féodalité entre deux familles, voire deux lignages, représentés par leurs chefs de famille.

Le vassal le plus courant est le chevalier dont la fonction est de servir la justice et la paix. En rendant hommage à son Seigneur lige, le vassal s'interdit tout acte d'hostilité contre lui, et se doit d'accomplir ses devoirs envers lui. En cas d'infidélité du vassal, après trois proclamations l'invitant à venir faire amende honorable auprès de son seigneur lige, ce dernier peut reprendre par la force, si nécessaire, les biens du fautif et le désavouer.

Le seigneur, contrairement au chevalier, dispose du droit de ban, c'est-à-dire le droit de punir, contraindre et juger.

Les devoirs du chevalier (et d'un vassal, plus généralement) :
• Le chevalier doit veiller à la justice de son seigneur et intervenir s'il remarque l'injustice.
• Le chevalier se doit de ne pas nuire à son seigneur, à sa famille et à ses biens.
• Le chevalier se doit de veiller à l'intégrité de son honneur, et de le laver, s'il venait à être bafoué par un autre noble. Toute vile parole d'un roturier visant à entacher la réputation du chevalier, peut être punie en guise de dédommagement.
• Le chevalier doit poursuivre sa formation aux arts de la guerre.
• Le chevalier doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le chevalier doit venir avec ses armes pour le défendre. Il en va de même si c’est son seigneur qui lance une offensive. Dès lors, le chevalier se doit de lever toutes les lances qu'il lui sera permis de lever, en regard de ses moyens.
• Le chevalier doit aussi assurer une aide financière : le chevalier doit donner de l'argent ou des cadeaux à son seigneur lorsqu'il marie sa fille aînée, lorsqu'il adoube son fils aîné et lorsqu'il est fait prisonnier et qu'il doit une rançon.

Les devoirs du Seigneur envers son vassal :
• Le seigneur se doit de fournir un destrier de guerre, un coursier et un cheval de bât au nouveau chevalier qui se voit adoubé sous son égide, devenant ainsi son vassal.
• Le seigneur se doit d'héberger son vassal chevalier sur ses terres et de lui payer sa solde. Qu'il ait sa propre demeure ou qu'il loge au château / place forte / fortin.
• Le Seigneur doit également protéger son vassal contre ses ennemis, même militairement.

Les devoirs d'un Comte :
• Le Comte veille au bon paiement d'impôt royal, au début de chaque année, auprès de son vassal.
• Le Comte se doit de maintenir autant que possible, la paix en son Comté ainsi qu'avec les Comtés voisins.
• Le Comte peut être Juge d'un différent entre deux de ses seigneurs vassaux. Sauf dans le cas d'un différent qui met à mal l'honneur d'un des deux seigneurs vassaux et qui réclame d'être lavé via un duel par les armes ou via l'appel à une guerre ouverte.


Les chevaliers errants

Il arrive dans certains cas rares, qu'un chevalier soit dit "errant". Cela survient quand le chevalier n'a plus de seigneur lige (suite à la mort de ce dernier et qu'il n'a pas d'héritier, par exemple). Ce qui est une situation très inconfortable, car le seigneur lige apporte des soutiens non négligeables.

Généralement, un chevalier errant ne le demeure pas longtemps. Le chevalier renouvelle généralement son serment de vassalité auprès du nouveau Seigneur en place. Si ce dernier va à l'encontre de ses principes, le chevalier prête serment envers un autre seigneur de sa connaissance.

Mais parfois, dans de plus rares cas encore, certains chevaliers décident de ne pas renouveller leur serment de vassalité et s'ils possédaient des terres, ils s'en voient dépossédés. Ils prennent donc la route, devenant ainsi "errants", en quête d'un nouveau seigneur lige.

Néanmoins, il faut savoir que cela finit souvent mal... En effet, un chevalier errant est une proie facile pour les brigands qui, eux, n'ont aucun code d'honneur. La mort est souvent la finalité d'un tel choix, s'il perdure.